Dire STOP au miel industriel

On se retrouve aujourd’hui pour un article qui me tient vraiment énormément à cœur, j’aimerais vous expliquer pourquoi il ne faut pas acheter du  » miel  » industriel. Je mets miel entre guillemets car pour la plupart les marques présentes en magasins vendent en réalité un substitut de miel. J’espère à travers mon article, informer et donner du sens au travail des petits producteurs et vous expliquer en quoi le miel industriel n’en est finalement pas.

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Je tiens à précisé que je ne suis pas vegan, ni végétarienne, je consomme donc du miel régulièrement, je n’ai pas envie de créer un débat sur la consommation ou non de miel. Mon article a un but informatif et je ne tiens pas à faire de jugement sur tel ou tel mode de vie. A travers mon blog et ma formation de naturopathe j’ai appris à découvrir les bienfaits de ce trésor de la nature et je voudrais que ceux et celles qui en consomment soient informés des pratiques courantes dans l’industrie du  » miel « .

Comment est fait le miel ? Une question qui peut paraître simple dans l’idée mais qui ne l’est finalement pas. Le miel est la substance sucrée, de couleur blonde, à partir de nectar ou de miellat que les abeilles entreposent dans la ruche et qui leur sert de nourriture tout au long de l’année. En particulier, elles le stockent dans la ruche pour le consommer plus tard, lors de périodes climatiques défavorables. La chaleur de la ruche ainsi que les ouvrières ventileuses, qui peuvent entretenir un courant d’air pendant 20 minutes dans la ruche, provoquent l’évaporation de l’eau. Le miel arrive à maturité lorsque sa teneur en eau devient inférieure à 18% ; il est alors emmagasiné dans d’autres alvéoles qui seront operculées (recouvertes d’une fine pellicule de cire) une fois remplies.

Le travail d’une vie pour les abeilles : Le scientifique Heinrich a mesuré le volume de travail effectué par les abeilles butineuses. Ainsi, pour produire 500 grammes de miel, les abeilles doivent effectuer plus de 17 000 voyages, visiter 8 700 000 fleurs, le tout représentant plus de 7 000 heures de travail.

 

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Le miel industriel :

C’est une vaste partie de l’article que j’ouvre ici, je l’ai divisé en deux parties. La première concerne les pratiques courantes de l’industrie du miel, particulièrement sur la température, les normes et les procédés de fabrication de ceux qui vendent du miel . La deuxième sur une arnaque devenue courante en France et en Europe la vente d’un miel qui n’a en fait jamais vue d’abeilles de sa vie, un mélange de plusieurs produits qui ressemble comme deux gouttes d’eau au miel, mais qui malheureusement n’en ai pas.

Miel made in France ou miel d’ailleurs : Du miel Made in France ? dans votre supermarché ? avec un beau label ? vraiment ? Les miels hexagonaux normalement la mention France ou mieux le nom de leur région. Sauf que globalement le made in France est difficile à trouver en grande surface où les miels étrangers prennent toute la place. Logique, car si les 70 000 apiculteurs français et leurs 1 300 000 ruches produisent  18 500 tonnes de miel par an, il faut en importer encore un paquet pour satisfaire notre demande sucrée. Et devinez d’ou vient le miel d’importation ? De Chine pour la plupart du monde, d’Espagne ou des pays de l’est pour la France et l’Europe.

Le miel coupé : Si l’on décompose le miel, on trouve 80% de sucres (glucose, fructose, saccharose et plein d’autres sucres spécifiques comme le turanose , 18% d’eau et 2% de produits divers. En théorie. Mais de plus en plus ( la législation ne leurs interdisant pas ) les industriels mélange le miel avec des produits sucrants comme l’amidon hydrolisé ou des sirops industriels. MIAM MIAM on adore

Le mélange de deux miels : Vous pouvez acheter un miel d’oranger coupé avec un bon miel bas de gamme de chine ou d’ailleurs. Pour une raison simple, un miel bas de gamme vaut beaucoup moins cher qu’un bon miel ou d’un miel de fleurs plus noble, le coupé profite donc aux industriels qui vendent un produit beaucoup plus cher que ce que le miel de base leurs à coûtés.

Le miel artificiel : Les analyses et recherches constatent qu’environ 30 % des miels bons marchés sont en réalité de faux miel, une jolie petite création qui n’aura jamais vu d’abeilles de sa création en usine à son jour de vente. La recette est simplissime et vous pouvez même en réaliser chez vous (  2 mesures de sucre (deux verres), 1 mesure d’eau (1 verre), quelques gouttes de citron et  quelques gouttes d’arôme ). Cela se rapproche plus du caramel que du miel mais lorsque le bon dosage de colorant et d’arômes est trouvé, on découvre un beau ( faux ) miel avec une belle couleur doré et qui sent bon la vanille ou l’acacia.

 

 

 

 

Est ce que c’est légal : Et bien OUI, MALHEUREUSEMENT c’est légal en France depuis 2016. Ainsi en ont décidé les sages du Comité d’Ethique et Développement de la Commission Parlementaire Européenne (CEDCPE). Leurs arguments feraient presque rire si ce n’était pas un sujet sérieux, plus assez de ruches et d’abeilles à causes du réchauffement climatique, plus de récoltes sans pesticides, une demande des consommateurs trop forte. ( lien vers l’article complet qui détails les différents arguments de la CEDCPE ).

Le miel bio est t’il la solution ? Personnellement ( donc à titre personnel, je préfère acheter mon miel à un petit apiculteur local qui ne peut pas s’acheter ( oui parce que  cela à un coût ) le label AB plutôt que me focaliser seulement sur le miel bio, de plus on observe certaines dérivent pour le miel bio, certaines marques payent la certification et le reste ne suit pas, on retrouve par exemple des miels mélangés bio alors que c’est interdit ( écrit en tout petit sur le pot bien sûr ). Cependant la certification bio évite bien des problèmes. En Europe, le cahier des charges du miel bio est très contraignant. Voici les principales exigences auxquelles les apiculteurs doivent se conformer pour pouvoir prétendre au label AB :

les ruches doivent être entourées de cultures biologiques ou sauvages sur un rayon de 3 km
les zones de butinage doivent être éloignées d’au moins 3 km des sources de pollution (villes, autoroutes, zones industrielles, décharges…)
les ruches doivent être construites avec des matériaux non traités, sans peintures ni vernis synthétiques
• les cadres situés à l’intérieur des ruches doivent être en cire biologique
• les abeilles doivent être essentiellement nourries de leur miel ; le recours à l’alimentation artificielle doit rester très exceptionnel
• les abeilles doivent soignées par des méthodes naturelles (de type homéopathie ou phytothérapie) l’usage des antibiotiques et INTERDIT.
lors de la récolte, l’usage de répulsifs chimiques est interdit
• l’extraction doit être effectuée à froid, sans chauffage.

 

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Comment bien choisir son miel : 

Que l’on consomme du miel pour ses vertus ou pour son goût tout simplement, il faut connaitre quelques petites choses pour pouvoir choisir du miel de bonne qualité.

  • Privilégier des miels de petits producteurs et en vente direct sur les marchés par exemple. En plus de la qualité vous trouverez également les conseils de l’apiculteurs pour bien choisir votre miel selon sa consommation, vos goûts ou selon ses bienfaits.
  • Si vous achetez en grande surface, bien lire les étiquettes est impératif, la première chose vous devez lire l’étiquette et vérifier la liste des ingrédients le miel ne dois pas contenir de « sirop de maïs à haute teneur en fructose » ou « glucose commercial ».
  • Privilégier le made in France ou au moins le made in EU dans la limite du possible, la réglementation impose qu’il y ai le nom du producteur sur les pots de miel en France, vous pouvez toujours faire deux trois recherches sur votre miel même acheté en supermarché.
  • Se diriger vers les labels IGP (Indication géographique protégée) pour le « miel de Provence » ou le « miel d’Alsace », AOP (Appellation d’origine protégée) pour le « miel de Corse » ou le « miel de sapin des Vosges ». Certains miels, comme le « miel de sapin d’Alsace », le « miel de lavande » et le « miel toutes fleurs » de Provence bénéficient aussi d’un Label Rouge.

 

J’espère que ce dossier vous aura permis d’apprendre certaines choses ou information sur les dérives de la vente du miel par les industriels et qu’il vous aidera à mieux choisir votre miel si vous en consommé. Cet article m’a pris pas mal de temps, n’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me donner vos impressions à  partager l’article autour de vous.

 

 

Sources : Agriculture.gouv / Magazine.laruche / E-monsite / Apiseervices / Science info / Quechoisir.fr

 

 

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13 commentaires sur “Dire STOP au miel industriel

  1. Bonjour, je suis ton compte Instagram et je decouvre ton blog qui est tres interessant. Merci pour cet éclairage sur le mie qui m’incite à être encore plus vigilante.

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  2. Bonjour,
    Après avoir lu votre article, je suis allée voir l’étiquette de mon miel. Il n’y a pas de liste d’ingrédient mais il est seulement mentionné « mélange de miels originaires et non originaires de l’Union européenne » donc ca veut probablement dire que mon miel n’est pas un « vrai » miel..
    Merci pour l’éclairage 😉

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  3. Merci pour cet article. Je suis parfois naïve en achetant au supermarché, ton article me permet de prendre conscience qu’il faut faire attention pour le miel mais également pour tout ce qu’on achète en général.

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  4. Merci pour cet éclairage. Cela me hérisse le poil de penser qu’on puisse trafiquer ce produit naturel si riche et plein de vertus. J’ai trouvé depuis quelques années maintenant un producteur dans les Pyrénées; lorsque je m’y rends, je fais le plein pour l’année. Et nous avons aussi ici en Bretagne et en local, des producteurs qui font un miel de qualité, parfois vendu en grande surface.

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  5. Hello,
    Bravo pour ton article, il est super intéressent et il m’a appris plein de chose. Je ne suis pas du tout une consommatrice de miel, mais encore une fois je suis dégouté par les industriels et L’UE qui veulent toujours nous faire consommer de la daube.
    Je ne suis pas vegan du Tout, donc ce n’est pas un reproche, juste une interrogation, et je n’y connais rien du tout en apiculture alors ma question va peut-être, être débile. Mais si l’on prend tout le miel des ruches, comment font les abeilles pour se nourrir ? Oui j’avais prévenu la question est bête.
    En tout cas encore merci pour cette article, je viens de découvrir ton blog et je l’adore.

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  6. Oui, c’est un très bon conseil que de privilégier le miel français et si possible « mis en pot par l’apiculteur « . Une autre idée aussi c’est de parrainer une ruche (une partie). On reçoit ensuite 6-8 pots de sa ruche! Les ruches sont situées en France, sauf certaines au Maroc de mémoire, mais tout est identifié en amont et on sait ce qu’on parraine. Ça permet d’aider la filière qui est en grand danger! (Et notre écosystème aussi par la même occasion).

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